13.01.2015

Terre de Garrigue et Patrimoine agit pour préserver l'environnement de Fleury

 

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A peine 1 an d’existence et déjà beaucoup de travail accompli par les bénévoles de l'association « Terre de Garrigue et Patrimoine », présidée et créée par Jean-Bernard Quintilla. 

Mercredi 7 janvier, Les Chroniques Pérignanaises recevaient  dans leurs locaux de la maison du Patrimoine, cette belle association dont le but principal est de préserver la nature environnante de Fleury dans le massif de la Clape, patrimoine très précieux.

La salle était trop petite, il a fallu ajouter des chaises et se serrer un peu pour permettre à tous de découvrir en image le résultat du labeur engagé par les membres de Terre de Garrigue et Patrimoine. J.B. Quintilla a fait un exposé détaillé, carte topographique à l'appui.

DSC_0121.JPGDébroussaillage du massif, élagage, reconstruction des murets anciens, des capitelles ou mur à abeilles, autant d'actions pour la mise en valeur du patrimoine forestier et architectural du site.

Ces actions ne sont pas nouvelles, JB Quintilla, lorsqu'il était président du syndicat de chasse, avait déjà été l'instigateur de tels travaux et mis en place une collaboration avec le Lycée agricole Reverdy aujourd'hui devenu le lycée Luther King.

Ce partenariat continu, puisque cette année encore 15 journées d'action sont programmées où les élèves, dans le cadre de leurs cours, accomplissent un travail efficace.

L'association pérignanaise compte aujourd'hui 39 membres, elle a besoin d'aide.

Du matériel avant tout, car en tout et pour tout elle ne dispose aujourd'hui que de bras humains, de ciseaux, d'une tronçonneuse et d'une débroussailleuse fournies par le président !

C'est ouvert à tous ceux qui ont envie de protéger leur environnement.

La cotisation pour les membres actif est de 10€ et pour les sympathisants 20€ ou plus ....

Tous les marcheurs qui vont se balader du côté des Cayrols, peuvent dire merci à Jean-Bernard et son équipe, ce qui n'était auparavant que des fourrés impénétrables offre aujourd'hui un espace magnifique pour jeux et piques-niques en famille.

Les travaux reprennent tous les mardis à partir du 13 janvier, renseignements au 06 43 19 75 39 pour les volontaires.

L'assemblée générale aura lieu à 18h le  vendredi 30 janvier 2015 à la Maison du Patrimoine. 

Avant                                                                                    Après

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12.01.2015

L'association des Chroniques Pérignanaises reçoit Terre de garrigue et Patrimoine

 

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Mercredi 7 janvier, jour où la France a basculé dans le cauchemar avec le carnage au journal Charlie Hebdo, les mots patrimoine et valeur étaient lourds de sens pour les membres et sympathisants des associations réunies ce soir là dans les locaux de la Maison du Patrimoine.

La conférence donnée par Jean-Bernard Quintilla, président de Terre de Garrigue et Patrimoine a donné un peu d'espoir et d'air pur à l'issue de cette terrible journée. 

Tandis que Marie-Jo Comparetti, présidente des Chroniques, maîtrisait la projection du diaporama sur les travaux effectués pour préserver la garrigue, JB Quintilla commentait les actions menées.

DSC_012412.jpgAprès cette conférence, la présidente des Chroniques toujours  dans son rôle de projectionniste a offert aux spectateurs un retour en arrière, depuis les années 50 environ au travers d'images d'objets du quotidien. Les premières machines à laver et à coudre, les encriers, les bancs de l'école, le téléphone, les roudoudous...etc, souvenirs et nostalgie pour les uns découvertes pour les autres.

Pour clôturer cette réunion, Christian Guilleré grand amateur de la langue française, et en cadeau pour la nouvelle année, a lu un texte de sa composition sur la complexité et les pièges des mots se terminant par « Aphe,  »Afe«  ou  »affe«   finement mises en scène.

Chacun est repartis, heureux de savoir le patrimoine préservé par des hommes et femmes soucieux de l'environnement naturel, heureux aussi de savoir que d'autres hommes et femmes sont là pour transmettre et faire vivre  les valeurs du passé, mais attristés au fond du cœur par les horreurs du présent en ce jour noir où douze personnes ont perdues la vie au nom de valeurs dans lesquelles aucun dans l'assistance ne se reconnaissait.

 

09.01.2015

Mobilisation pour la Plage des Cabanes, appel au bénévolat

Il faut rendre vie à la plage des Cabanes

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Suites aux catastrophiques intempéries du début décembre  et devant l'ampleur de la tâche, la municipalité de Fleury d'Aude organise une journée de nettoyage de la plage des Cabanes  fortement impactée par les détritus transportés par la rivière Aude et rejetés sur le sable pérignanais. 

Rendez-vous est donné à 8h30 aux Cabanes sur le parking de la plage. Vers 10h30 une boisson chaude sera offerte, vers 12h30 un repas buffet servi à tous les participants dans la salle de rencontres du camping. Pour les plus courageux le travail reprendra vers 14h30.

Il est demandé de bien vouloir  s'inscrire au préalable à la mairie de Fleury (04 68 46 60 60) afin de prévoir suffisamment de repas. 

Chacun peut apporter du matériel, gants, pelles, râteaux... Il conviendra d'effectuer un tri sélectif des matières autres que le bois.

Pérignanais, voisins, amis et riverains de l'Aude serons les bienvenus.

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14.12.2014

Le village des Cabanes de Fleury reconnu en catastrophe naturelle

 

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                             Les bidons d'huile de moteur se déversent dans le sable

La commune de Fleury est en reconnaissance de catastrophe naturelle, les Cabanes de Fleury ont bien souffert lors de ces dernières intempéries.

Guy Sié et son adjoint en charge des Cabanes, Yvon Ciquier ont du pain sur la planche pour redonner belle allure aux paysages environnants.

PREFET BARRAGE ANTI SEL_20141209_0003.jpegLe préfet de l'Aude, Louis Le Franc, s'est rendu sur site le 9 décembre pour mesurer l'ampleur de la catastrophe, il s'est dit « impressionné ». Le 10 l'arrêté interministériel portant reconnaissance de catastrophe naturelle a été publié au journal officiel.

Désormais, il va falloir mettre en place un long et coûteux processus de nettoyage, qui va payer ?

En 2013, la population avait été appelé au secours de la nature, une opération de tri avait été lancée par la municipalité, pour séparer plastiques et autres matières du bois....à suivre

Photo : Visite de Mr le Préfet et Mme le Sous-Préfet aux Cabanes, arrêt au barrage anti-sel pour constater l'effondrement des berges.

 

 

 

11.12.2014

Reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle

DSC_0044.JPGPar l'arrêté interministériel du 10 décembre  2014, publié au Journal Officiel de ce jour, la commune de Fleury d'Aude est reconnue en état de catastrophe naturelle  pour les dégâts aux biens assurables dus aux inondations survenues du 27 au 30 novembre 2014.

Les personnes sinistrées disposent d'un délai supplémentaire de 10 jours,  à compter du 11 décembre 2014, pour déclarer les dégâts à leur assureur.

L’arrêté est affiché en mairie. renseignements aux 04 68 46 60 60

 

 

09.12.2014

Le cordon dunaire et la plage des Cabanes en péril

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Les travaux engagés au printemps par le Conservatoire du littoral pour consolider le cordon DSC_0029.JPGdunaire par la pose d'un clayage de ganivelles et le renforcement de la digue avec le sable puisé dans la passe du port ont été malmenés par la tempête de ce début décembre.

Guy Sié, maire du village, Yvon Ciquier, adjoint responsable des Cabanes de Fleury et Benoît Pichery, Directeur des services techniques, se sont rendus sur place pour constater l'ampleur des dégâts.

DSC_0031.JPGGuy Sié explique : «  A la fin du XIX° siècle, entre le hameau des Cabanes et la plage, lors de la crise viticole liée au phylloxéra les Salins du Midi avaient planté 100 hectares de vignes. Pendant plus d'un siècle, la mer n'a jamais pénétré dans ce vignoble ! Avec seulement quelques chevaux et des ouvriers, les Salins du Midi arrivaient à entretenir le cordon dunaire. La plage était alors beaucoup plus large. C'est en incurvant la digue du débouché en mer à la fin des années 80 qu'on a créé un courant érosif latéral qui détruit peu à peu la plage jusqu'à  venir grignoter le cordon dunaire 200 m après l'embouchure. Dans la durée, ce cordon dunaire sera probablement détruit. L'élévation du niveau de la mer n'est pas mis en cause, inversement, la plage voisine de Vendres en rive gauche du fleuve s'engraisse de sable d'année en année. »

Guy Sié demande à l'Etat que des mesures de lutte contre cette érosion soient prises.

Il explique, « Les habitations du port des Cabanes, ne sont pas plus exposées au risque de submersion que celles des autres stations du littoral. Le hameau est implanté à 500 m en retrait de la plage et est légèrement surélevé par rapport à celle-ci, car construit sur une dune fossilisée. D'ailleurs, au cours de cet épisode climatique de grande intensité que l'Aude vient de connaître, aucune maison des Cabanes n'a été envahie par les eaux.

Il suffirait de créer un petit endiguement de 50 cm de hauteur autour de la station des Cabanes pour la protéger des plus fortes houles et aussi des plus fortes crues, qui tournent ordinairement autour de la dune fossile sans la submerger.

La sécurité des habitants serait alors garantie pour de nombreuses années, même si la hausse annoncée du niveau de la mer se produisait. »

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08.12.2014

Coupés du monde lors de la dernière crue...

 

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La route départementale qui conduit de Fleury au port des Cabanes a été submergée par la crueDSC_0037.JPG de l'Aude pendant deux jours au niveau du barrage antisel. De même, le chemin rural du Chichoulet vers le port de Vendres a été coupé à la circulation , isolant les domaines habités de Saint Raymond, Pistole, Saint Jean de Birouste, Saint-Louis d'Aude, la Bâtisse basse, les Monteilles, la Bâtisse haute avec la manade Margé et Meyrins.

Bien que le barrage antisel ait fonctionné et que les vantaux se soient mis à l'horizontale au fond du fleuve, lorsque la crue franchit cet obstacle, cela engendre des turbulences du courant qui ont provoqué un effondrement des deux berges quelques mètres en aval du barrage.

DSC_0128.JPGL'eau du fleuve s'est ensuite répandue sur la route, mettant les automobilistes en danger. Il est rare que l'Aude déborde en rive droite aussi près de l'embouchure, mais cela risque d'être systématique si l'endiguement n'est pas rapidement reconstitué en aval du barrage.Le phénomène a été également aggravé  par le défaut d'entretien des martelières, autrefois, quand il y avait encore des vignes aux Cabanes, les vignerons actionnaient ces martelières pour irriguer leurs terres et les refermaient.Aujourd'hui, elles sont en permanence à moitié ouvertes et laissent l'eau envahir les terres.

Guy Sié, le Maire de Fleury, renchérit :L'isolation des populations lors de cette crue a pris sur le littoral des proportions jamais atteintes jusque-là. Lundi matin après la crue, les communes de Gruissan, Narbonne plage, St Pierre la Mer, Fleury, Salles, Vinassan et Armissan étaient coupées du monde. Entre 9 h et midi, impossible de se rendre ni à Beziers, ni à Narbonne. Des personnes parties pour subir leur dialyse à l'hôpital ont dû renoncer. Lorsqu'on a créé l'autoroute entre Fleury et Lespignan, afin de mettre le pont au gabarit, la route départementale qui passe au-dessous a été creusée. Depuis, lors de fortes pluies, ce passage en creux est régulièrement inondé. Côté Narbonne, il était également impossible de passer par Vinassan. A Moujan, la route était coupée. Le seul point d'accès à Narbonne était le passage par l'autoroute autorisé lors des intempéries, mais avec une plage horaire d'ouverture trop réduite. Tous les automobilistes se rabattaient vers Coursan, où le bouchon était tel qu'il fallait près de deux heures avant d'arriver à la route nationale. Il faudrait revoir la convention signée entre les ASF et Narbonne afin qu'en période de crue, l'autoroute soit ouverte en permanence aux véhicules venant des communes du littoral.»

Il faut tirer les leçons de ce phénomène météorologique de forte intensité et de prendre toutes les dispositions pour le passage des secours et l'évacuation éventuelle des personnes bloquées par la crue puisse être effectuée sans trop de difficultés.

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