31.10.2013

Le cimetière de Fleury prêt pour les cérémonie de Toussaint

DSC_0016.JPG

Les caveaux du cimetière de Fleury d'Aude témoigne de l'histoire du village. L'inspection automnale du lieu par  l'équipe municipale avant le week-end de la Toussaint donne à chacun l'occasion de se rappeler de tel ou tel Pérignanais et de raconter quelques souvenirs.Untel était le boucher, le boulanger, l'abbé, et ainsi de suite la vie de la commune à travers les ans s’égrène au fil des allées.

DSC_0011.JPGCependant les élus restent vigilants, traquant la moindre anomalie qui viendrait troubler le recueillement des familles venues honorer leurs disparus.

Des allées bien nettes, des haies taillées de frais mais aussi une attention particulière pour la sécurité de tous et le danger évident de ces grands caveaux très anciens dont une partie menacent de s'effondrer. Bien souvent il n'y a plus de descendance connue à solliciter pour entretenir ces dernières demeures.

Un rappel aussi de la nécessité de respecter le règlement et de faire preuve de bon sens.

Par exemple, ne pas planter d'arbres ou d’arbustes sur les tombes. Même si cela part toujours d'un bon sentiment, il faut penser aussi aux conséquences. La végétation grandit, les racines se renforcent et finissent par endommager les allées et les tombes voisines.

Le premier magistrat, ses adjoints et les membres du service technique présents pour cette visite ont constaté que le cimetière était prêt à accueillir les familles et amis des défunts pour leur devoir de mémoire.

Dans un proche avenir, une ouverture devrait se faire afin de relier l'ancien et le nouveau cimetière.

13.10.2013

Une centenaire à Fleury d'Aude

IMG_1676.jpeg

Cent ans pour Augustine Bertoli née Estèbe le 8 octobre 1913 à Armissan.

Très jeune elle arrive à Fleury, toute sa vie se fera aux côtés des Pérignanais. Un mariage, trois enfants, des filles dont deux jumelles et maintenant de nombreux petits-enfants et arrières petits-enfants. Une vie de labeur pour ce couple, son mari, maçon de métier, n'a pas ménagé sa peine, Augustine c'est occupée de sa famille, l'époque était rude avant et après guerre,mais riche à la fois de tant de nouveautés.

Aujourd'hui tout peut paraître normal, salle de bains, toilettes, téléphone, électricité et eau courante dans les maisons, lave linge... mais imaginons un instant le quotidien de ceux qui sont nés au début du siècle précédent.

IMG_1687.jpegAugustine ne perd pas une miette de cette vie qui lui est encore offerte, seules ses jambes ressentent le poids des ans.Elle vit toujours à Fleury,chez Ginette une de ses filles.

Ce Mardi 8 octobre Guy Sié, le maire du village, accompagné de Sylvette Rupéras-Boffelli, Myriam Cros-Chétrit, Anita Quintilla, Monique Savels et Martine Lapitz de la commission sociale, sont venus honoré cette belle dame avec des fleurs, du champagne et un beau gâteau.

Une centenaire à Fleury, l’événement méritait d'être marqué. La famille d'Augustine présente était fière de voir leur « Mamette » de cent ans aussi heureuse qu'émue.

Bon anniversaire à Augustine,  Pérignanaise de cœur et d'adoption.

03.10.2013

Cérémonie du 25 septembre

DSC_0006.JPG

Georges Coffinet et Marcel Hadorne déposent la gerbe commémorative

DSC_0008.JPGQuelques Pérignanais se sont retrouvés au Monument aux Morts de Fleury pour rendre hommage aux Harkis. René Assemat, président de l'association des Anciens Combattants a lu le message de Kader Arif, ministre délégué aux Anciens Combattants.

Kader Arif par ce texte, honore les Harkis pour avoir servi la France de 1954 à 1962, il évoque leur loyauté et dévouement. Depuis 2001, en signe de reconnaissance,  cette journée du 25 septembre est consacré, à ces femmes et hommes qui ont donné leur vie pour la France.

Dans l'assistance pérignanaise, deux hommes étaient particulièrement à l'honneur.

Georges Coffinet, nommé au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, pour ses faits d'arme, DSC_0005.JPGpar Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense. Cette décoration lui a été remise à Narbonne le 14 juillet de cette année. Georges Coffinet a servi au sein des unités territoriales de l'armée française de 1955 à 1960.

Hommage a été rendu par Guy Sié à Marcel Hadorn,  aujourd'hui âgé de 92 ans, également Chevalier de la Légion d'Honneur.

En classe de terminale, il décide de partir défendre son pays et lutter contre l'invasion allemande. Il est recruté par les Tabors Marocains et participe au débarquement de Provence entre Toulon et Marseille en vue de la libération de la capitale provençale.

Guy Sié rappelle que ce fait historique est occulté dans les manuels d'histoire alors que 260 000 soldats, dirigés par le conseil national de la résistance débarquent le 15 août 1944, 1000 perdent leur vie et 5000 sont blessés gravement.

Le texte « La Koumia », évoquant cet épisode douloureux a été lu par le premier magistrat à la demande de Marcel Hadorn.

Une cérémonie ponctuée par l'émotion. Le sacrifice des Harkis, des français et amis de la France ne doit jamais sortir des mémoires présentes et futures.

DSC_0011.JPG

04.09.2013

Un citoyen d'honneur hors du commun

 

 

IMG_0244.jpeg

Nombreux sont ceux à être tombés amoureux de Fleury pour ses paysages et sa situation entre mer et Clape mais peu pour l'essence même du lieu, les Pérignanais. 

Pit Schwers est  cette exception.

Depuis trente ans il est tombé dans le chaudron pérignanais et ne peut plus se passer de cette potion magique. Il habite en Allemagne mais passe de nombreux mois à Fleury d'Aude. Peu importe son pays d'origine, celui qui est le sien est celui qu'il porte dans son cœur. Son regard de photographe et portraitiste de talent fait  qu'il sait capter la quintessence de l'âme de ces Pérignanais qu'il aime tant. 

A travers leurs sourires, joies ou peines et leurs visages marqués par le temps qui passe, Pit fixe à jamais l'histoire de Fleury.

IMG_0256.jpeg Ce mois d’août, la médiathèque Guillaume Apollinaire lui a ouvert ses portes. Les nombreux clichés exposés ont ému la population, certains se sont reconnus et ont fait un voyage dans leur passé. L'émotion plus vive encore lorsque au détour d'une photo apparaît un être cher ou un ami aujourd'hui disparu mais un instant rendu à la vie par ce souvenir en noir et blanc des jours heureux.

Lors du cocktail qui a clôturé cette exposition, Pit Schwers a reçu des mains de Guy Sié, la médaille de la ville le faisant ainsi citoyen d'honneur.

Guy Sié touché par l'attachement de cet artiste au grand cœur pour son village, a écrit ceci sur le livre d'or «  Un grand merci à toi, Pit, tu es ici chez toi pour toujours.... ».

Si d'aventure vous croisez son objectif, sachez que votre sourire sera éternel.

27.08.2013

André Ader , un baraquier honoré par ses amis de la première heure

IMG_9691.jpg

Saint Pierre la Mer n'a pas toujours était la station balnéaire qui accueille de nombreux touriste aujourd'hui.

Il fut un temps où une poignée d'amoureux du site sauvage niché entre mer et garrigue avait fait de ce lieu un rendez-vous estival. Durant la guerre les Allemands détruisirent toutes ces habitations pourtant précaires.  

Les autochtones enfin délivrés, rebattirent cabanons et baraques chaque été, apéro, pétanque et grillades entre amis recommencèrent à rythmer les mois de juillet et août. Puis en haut lieu, loin là bas dans le nord à Paris, il fut décidé d'aménager le littoral audois. Presque une histoire à la Marcel Pagnol !

Sous la présidence du Général de Gaulle, puis sous le gouvernement Pompidou, Saint Pierre la Mer ne fut pas oublié et « les baraques hétéroclites » furent condamnées à disparaître.

C'était sans compter sur la ténacité des gens du cru, fermement opposés à laisser leurs vacances de rêve reléguées au livre des souvenirs.

André Ader, pris alors la rébellion en main, et créat un syndicat auquel les 120 baraquiers adhèrent sur le champ. Il n'hésite pas à monter au créneau en contactant Mr Orthala, maire de Fleury, le sous préfet et les élus locaux. Force de courage et de diplomatie il obtint gain de cause. I

ll fut alors décidé qu'un terrain serait destiné à reclasser tous ces vacanciers de la première heure qui s'étaient construits un petit coin de paradis loin du tumulte parisien et des décisions de convenances économiques de l'époque très éloignées de la culture environnementale d'aujourd'hui.

Afin que nul n’oublie cette bataille mémorable,  la municipalité a souhaité honorer André Ader et rattacher son nom à l'histoire de St Pierre.

Dans le quartier des « Baraquiers » si cher à son cœur, un espace porte désormais son nom, il a été inauguré en présence de son épouse, de ses deux enfants,de ses petits-enfants et de Guy Sié, maire  de la commune. André Ader est décédé en 2012.

Le syndicat des Baraquiers existe encore aujourd'hui. Merci Mr Ader.

02.08.2013

La Légion d'Honneur décernée à un Pérignanais

coffinet2.jpg

coffinet1.jpg La Croix de la valeur militaire lui avait déjà été décernée pour son action lors d'une intervention en 1958 dans le Djebel des Beni-Mahcenes où, à la tête d'un bataillon d'une quarantaine de  Harkis, il avait contribué à stopper et repousser les rebelles. A l'époque des faits, Georges Coffinet n'avait pas plus d'une vingtaine d'année.

Ce 14 juillet 2013 lors d'une cérémonie au monument aux Morts de Narbonne, c'est la Légion d'Honneur qui vient récompenser son courage et sa  détermination. Georges Coffinet, a été sacré Chevalier de la Légion d'Honneur par Jean-paul Bachet, inspecteur général de la police nationale, devant son épouse, ses enfants, ses petits-enfants.

L'émotion était à son comble, d'autant que pour cette belle occasion, c'est Claire, sa petite-fille, qui était Porte-Drapeau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16.07.2013

La fête est finie mais l'émotion reste chez les Cabanaires

DSC_0129.JPG

 Cette année, les Cabanaires ont eu le privilège de recevoir le Père Evêque Alain Planet dans leur chapelle improvisée, traditionnellement, la messe fut célébrée sous le préau de Lou Cabanaire.

A l'issu de celle-ci, une gerbe fut déposée aux monuments aux morts en présence de nombreux élus dont Gilbert Pla, conseiller général de l'Aude, maire de Coursan et Guy Sié, maire de Fleury D'Aude.

DSC_0195.JPGAutre belle tradition, celle du jeté de gerbe en mer à la mémoire des amis disparus. L'armada de bateau a quitté le port pour se rendre au large où l'abbé Marian Frunza a béni la couronne que le doyen des pécheurs Robert Bony, 87 ans, a jeté dans les flots. Recueillement puis concert de cornes  en hommage aux pécheurs et à la mer.

En fin de journée, ce fut la remise des prix du concours de peinture. Trois lauréats, Dominique Ponchant, 1e prix, Bernard Boisseau, 2e prix et Jean-Pierre Ribes, 3e prix, ont reçu en récompense des lots de vins et la possibilité d'exposer dans les galerie de la commune gratuitement, durant 15 jours en 2014.

Cassoulet géant et feu d'artifice ont  clôturé de cette belle fête des pécheurs 2013.

DSC_0251.JPG