11.01.2015

Fleury est Charlie

 

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Jeudi 8 janvier à midi, tous ensemble, élus, agents municipaux et Pérignanais se sont réunis sur le parvis de la mairie afin de manifester leur soutien au journal sacrifié la veille.

« Je suis charlie » affiché sur leur cœur, ils ont écouté attentivement le discours de Guy Sié avant d'observer une minute de silence en mémoire des victimes de cette barbarie.

Guy Sié défenseur de la liberté d'expression, explique :

téléchargement copie.jpg « Je suis de la génération de Wolinski et de Cabu, comme beaucoup d’entre vous. En 1968, nous riions, autant que faire se peut, de leur blague sur les conformismes liés à la consommation. Nous riions, de leur sortie iconoclastes contre les valeurs établies de l’époque. et puis ça n’allait pas plus loin. Jamais, il ne nous serait venu à l’idée qu’ils méritaient la mort pour s’être livrés à ce genre de facétie.

Les journalistes ont le droit d’exprimer publiquement leur opinion  et de la divulguer. Même si leur opinion, comme c’est le cas pou Charlie Hebdo est souvent anticonformiste, non conventionnelle, puisque le but du journal c’était un peu de caricaturer tous ceux qui tendent à nous couler dans des moules de pensées préfabriqués et à défendre avant tout la liberté individuelle de chacun...

Ce qui est reproché à Charlie Hebdo, c’est inimaginable, ce sont deux dessins, qui n’étaient pas d’ailleurs le fait de dessinateurs de grand talent qu’étaient Cabu, Wolinski, Charb, Tignous et les autres.

C’étaient deux dessins qui avaient été faits par des journalistes danois et qu’ils avaient reproduits dans le journal. C’est pour ça qu’ils sont morts, pour avoir reproduit deux dessins dans le journal.....

 Il faut s’attendre, à ce que surfant sur cette vague des attentats, des personnes tracassés essayent de semer le désordre.

Le seul moyen d'y répondre c’est la troisième valeur de la République, c’est la fraternité. Tous ensemble, nous sommes là pour dire que quelles que soient nos divergences d’opinions ou confession religieuses, que l’on soit croyant ou athée, nous voulons vivre dans un pays de fraternité, dans un pays où on ne tue pas les gens parce que ils se sont permis de caricaturer une opinion. »

 

 

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